Naheulbeuk, ton univers impitoyable.

Petit Buisson !

(on va faire semblant, toi et moi, d’oublier que ça fait quasiment 10 mois que rien n’a été posté ici, pour le bien de la paix mondiale)

Je disais donc.

Petit Buisson !

C’est un plaisir de te revoir, vraiment, comment ça va ? Les enfants ? La famille ? Le chien ? Le hams je m’égare.

Aujourd’hui, petit buisson, on va parler, pas vraiment d’un livre, mais d’un univers qui comprend une saga livresque, des BD, un jeu de plateau, une série audio et bon milliard de contenu annexe. Aujourd’hui, petit buisson, on va parler …

du DONJON DE NAHEULBEUK

musiquedramatique

Moi écrivant cet article, vue d’artiste.

Oui, une bonne décade après tout le monde, voici une chronique sur cet univers créé par Pen Of Chaos alias John Lang.

une homme blanc et brun, cadré sous les épaules, de face, avec un costume

Non, ça c’est Jack Lang, suis un peu.

L’univers commence à se développer via des épisodes audio en 2001, suite à une idée à la fois drôle et débile. POC est la plupart du temps seul pour réaliser la totalité de ses épisodes, invitant parfois des « guest » comme Knarf (de l’épopée Le Survivaure) et d’autres joyeux énergumènes. Les inspirations de la saga sont très variées, de François Pérusse aux jeux de rôle et on peut noter une forte ressemblance avec la série Kaamelot réalisée par Alexandre Astier.

Bohort, interprété par Nicolas Gabion, charge l'ennemie en hurlant

Cette chronique est approuvée par Bohort.

Vient ensuite la BD, scénarisée par POC, avec au dessin Marion Poinsot et à la couleur Sylvie Sabater. J’ai personnellement découvert la saga au travers de la BD, qui avait été offerte à ma sœur et que j’avais allègrement piquée (privilège de benjamine). C’est en cherchant la suite sur internet (#generationGoogle) que je suis tombée sur la saga audio. Et ce fut le début de la fin (et le commencement de la marade aussi). Ces BD sont publiés aux éditions Claire de Lune, éditions qui publient aussi un spin off du Donjon, La Tour de Kila. On y retrouve tout l’univers de la saga audio, le support graphique en plus.

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Tome 22 de la BD

Les livres, au nombre de 4, sont eux publiés chez Octobre et racontent la suite des aventures de notre compagnie d’aventurier en Terre de Fangh. Ils ajoutent une plus valu certaine aux BD à travers de moments de « bulletins cérébrales » qui permettent de pénétrer directement les (courtes) pensés des personnages.

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Tome 4, fin de l’histoire.

C’est bien gentil tout ça, me diras tu, petit buisson, mais…. de quoi ça parle ? Et bien, déjà ne me hurle pas dessus, et ensuite, ça parle d’un groupe d’aventurier en quête de gloire et d’XP qui partent affronter le fameux Donjon de Naheulbeuk . Parce que oui, dans le monde de la Terre de Fangh, aventurier c’est un métier et les XP sont une chose tangible que l’on gagne à force d’aventure, d’assassinats sauvages de monstres innocents et de rapine de butin. Et si on survie, on peut même trouver gloire et fortune !

Sauf qu’en Terre de Fangh les aventuriers sont loin d’être de grands paladins à l’armure rutilante. Ce sont plutôt des grouillots de ferme, des barbares abrutis et des sylvains complètements niais qui doivent leur survie, en partie à la volonté des Dieux et en partie à l’équivalente stupidité de leurs adversaires.

La troupe de bras cassés qui sert de héros à notre aventure est composée d’une Magicienne, d’un Rôdeur, d’un Barbare, d’un Nain, d’un Ogre, d’une Elfe et d’autres pièces rapportées à l’espérance de vie plus ou moins longue.
Les personnages ne possèdent pas de nom et, si ils gagnent parfois des titres au fil de leurs aventures, sont toujours désignés par leur classe, ce qui permet de les distinguer du reste de la populace Fanghienne (si tu veux en savoir plus sur l’importance des noms en littérature, je te conseil d’aller lire ces billets d’Allez vous faire Lire).

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La magicienne, ma chouchoutte. (c) Marion Poinsot.

Comme tu t’en doutes depuis le début de cet article, cet univers est complètement débile et extrêmement drôle. Les aventuriers sont nul, les monstres sont nul, les jeux de mot pourris fleurissent toutes les trois lignes. Cependant, contrairement à certains romans humoristiques qui peuvent me tomber des mains par manque de scénario, ceux de POC sont toujours assez épique pour me les faire dévorer. L’aventure est bien menées, le suspens très justement dosé et, malgré la dimension grand-guignolesque de certains passage, l’émotion est souvent au rendez-vous.

La grande force de l’oeuvre de POC, et là je parle de l’oeuvre générale, jeux de rôles et musiques inclus (parce que, oui, il y a aussi de la musique) est de fournir un background riche et large aux travers, notamment, de l’Encyclopédie qui permet de créer ses propres scénarios, ses propres histoires et de se plonger complètement dans ce monde nouveaux, mais pas si lointain, de la Terre de Fangh.

Si vous ne connaissez pas encore cette saga et que vous aimez Terry Pratchett, Kaamelott et l’héroïque fantasy, je vous la recommande chaudement,  que ce soit à travers les livres, les BD, les épisodes audio, les conférences, la musique, le jeux de rôle (que je conseil particulièrement aux personnes débutantes, le système est basé sur celui de l’Oeil noir et est facilement compréhensible, et aux MJ à l’imagination débile et débordante).

Aller petit buisson, je te laisse. Et Tagazok à toi.

 

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